|
Georges ABOUBADRA , Président de l’amicale des anciens combattants de l’armée française résidants au Liban, depuis 2001, est né au Liban le 12 août 1923. Cet ancien de la guerre 39/45 s’est engagé dans les Forces Françaises Libres le 11 juin 1942 à la suite de l’appel du Général de Gaulle demandant aux jeunes Libanais d’aider la France à se libérer du nazisme.
Après avoir reçu une première formation militaire au Liban puis en Syrie, il a rejoint, avec son unité, Ismaïlia en Egypte pour s’entraîner avec les Anglais à la guerre du désert. Il faisait partie de la 2ème compagnie de combat du génie qui a été dirigée sur el Alamein pour participer à la grande offensive contre les troupes germano-italiennes. Cette confrontation l’a mené à Tripoli pour faire la jonction avec la « colonne volante » du Général Leclerc venant du Tchad.
Il a ensuite traversé le Maghreb pour rejoindre le Maroc jusque la forêt de Témara où son unité a été équipée de matériel américain puis intégrée dans la 2ème compagnie du génie de la 2ème Division Blindée.
Après avoir participé à d’intenses manœuvres avec les troupes alliées, la division a rejoint l’Angleterre, via Alger, ou un entraînement intensif de plusieurs mois l’attendait pour un futur débarquement sur le sol français. Ce débarquement a lieu en août 1944 sur les plages de Normandie où l’attendent la 7ème armée allemande et les premières pertes de son unité aux alentours d’Alençon. La marche victorieuse de la 2ème DB le conduit à Paris où ils participent aux combats de l’Ecole Militaire, du Sénat et du Bourget et enfin à la fête de Paris libéré.
Son chemin libérateur ne s’arrête pas là, il continue vers l’est, vers les Vosges, vers l’Allemagne nazie. D’âpres combats ont lieu jusqu'à la libération de Strasbourg où, nous raconte-t-il, les cloches de la cathédrale et de toutes les églises environnantes se mirent à carillonner pour fêter la libération de la ville, de l’Alsace, de la France.
Après Strasbourg, il y eut encore de durs combats, sous les bombardements, le long de la ligne Siegfried en face de Rhinau, entre l’Ill et le Rhin. Il reçut l’ordre d’aller inspecter un pont qui, bien qu’à moitié détruit, devait permettre le passage à pied sec. Mais miné, ce vestige a sauté au passage de notre ancien qui fut grièvement blessé. Evacué vers un hôpital de campagne américain, il a été opéré d’urgence puis dirigé sur un hôpital parisien.
Cité deux fois à l’ordre de la Division, il est chevalier de l’Ordre National du Mérite et Chevalier de la Légion
d’honneur
|