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ALLOCUTION
DE S.E. MONSIEUR DENIS PIETTON
AMBASSADEUR DE FRANCE AU LIBAN
A L’OCCASION
DE LA CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE
DU 8 MAI 1945
Mesdames et messieurs les Ambassadeurs,
Monsieur le général représentant le commandant en chef de l'armée libanaise,
Monsieur le général représentant la France au Liban-sud et chef d'état-major de la FINUL,
Messieurs les attachés de défense,
Madame et Messieurs les Conseillers de l’Assemblée des Français à l’Etranger,
Chers Anciens Combattants,
Messieurs les proviseurs, chers lycéens,
Mesdames, Messieurs, chers amis
En ce 66ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, je vous souhaite la bienvenue à la Résidence des Pins. Même si le temps et les pages de l’Histoire nous ont dévoilé tous les ressorts de cette sombre période, la France tient à célébrer, dans un esprit de réconciliation, la fin de ce conflit. J’adresse donc mes remerciements à vous mesdames et messieurs les Ambassadeurs ainsi qu'aux attachés de défense présents. J'adresse par ailleurs mes plus vifs remerciements au général Amine EL KHOURY représentant le commandant en chef de l'armée, le général Jean KAHWAGI. J'exprime ma plus profonde gratitude à nos anciens combattants pour leur présence, mais aussi à leurs jeunes camarades du contingent français de la FINUL. Je salue enfin la présence des proviseurs des lycées et leurs élèves venus, aux côtés de leurs anciens, en mémoire de ces heures tragiques du milieu du XXème siècle.
Quel plus beau symbole que d’avoir, en ce jour si particulier, décoré des soldats français et libanais. Je les remercie et les félicite, ainsi que leurs familles, pour avoir choisi cette date emblématique.
Pour rendre aujourd’hui hommage à ces héros, français ou non, de la France Libre ou des troupes spéciales de l’Armée du Levant, je vous propose d’honorer la mémoire d’Ali Amine Ramadan, qui vient de nous quitter à 89 ans. Engagé à l’âge de 19 ans dans de périlleuses conditions et à un moment de difficile de l’histoire de France dans les Forces Françaises Libres à Beyrouth, il est ensuite de tous les combats de la Libération. Sa conduite sous le feu lui vaut d’être cité une première fois par le général Leclerc en octobre 1944. Un nouvel acte de bravoure au combat lui vaut d’être cité à l’ordre de l’Armée par le général de GAULLE le 25 janvier 1945 et d’être promu au grade de caporal. Beaucoup d’entre-vous se rappellent que les éminents mérites de cet authentique combattant volontaire avait été récompensés par sa nomination en tant que Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 14 juillet 2009. Puisse la noblesse emprunte d’humilité de cet homme d’exception nous rappeler notre fidélité aux valeurs partagées de liberté et d’égalité auxquelles nous sommes tous attachés. Je souhaiterais également associer à cet hommage le nom du capitaine Michel FARAH, auquel je devais remettre le Titre de Reconnaissance de la Nation, et dont l’état de santé ne lui permet malheureusement pas d’être à nos côtés.
La France tient à les reconnaître aujourd’hui, jour de commémoration du 08 Mai 1945, et est heureuse de pouvoir marquer sa reconnaissance par l’attribution de distinctions. Je félicite donc de nouveau tous les décorés et nommés aujourd’hui.
Merci donc à vous tous qui avez tenu à montrer, par votre présence, que nous n’oublions pas ces hommes et ces femmes, notamment ceux de l’Armée d’Afrique, qui par leurs sacrifices, leur courage, leur dévouement et leur sens du devoir ont permis à l’idéal européen de voir le jour, ainsi que la cicatrisation des blessures de l’histoire. La France est reconnaissante, mon général, pour l'engagement de ses soldats au sein de la FINUL. La France est fière, comme ses partenaires de l’Union, de cet exemple donné aux autres régions du monde encore en proie aux divisions et aux conflits.
Je vous remercie et vous invite, à l'issue de cette cérémonie, à venir partager le verre de l'amitié dans les salons de la Résidence.
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